Marcher ensemble en Mission : relever les défis mondiaux pour un monde durable
Rapport du Dr. Jean-Georges Gantenbein délégué de l’AFOM

Introduction
Quatre ans après la dernière Assemblée Générale à Sidney en Australie, environ 150 participants se sont rassemblés dans la célèbre Université UNISA à Pretoria pour la 16ème Assemblée Générale de la IAMS. L’UNISA a été créée en 1873 (d’abord sous le nom d’Université du cap de Bonne-Espérance avant de devenir l’UNISA en 1916). Elle adopte l’enseignement à distance et par correspondance dès 1946. Elle est reconnue comme pionnière dans ce domaine et reste l’une des plus grandes universités d’enseignement ouvert et à distance sur le continent africain. Le bâtiment principal est très impressionnant. On l’appelle la « machine à coudre » à cause de sa silhouette ressemblant à ce genre de machine. L’UNISA a été aussi l’université de rattachement du regretté David J. Bosch. Au côté des grands auditoriums pour célébrer la remise des diplômes, et la bibliothèque, il y a surtout une multitude de bureaux et quelques petites salles pour des réunions. Le bâtiment était quasiment vide pendant notre conférence, ce qui laissait une drôle d’impression – une université sans étudiants. Le vide s’expliquait par les vacances académiques et l’université à distance qui n’a pas d’étudiants résidentiels !
L’IAMS Afrique, en partenariat avec le département de Spiritualité Chrétienne, l’histoire de l’Eglise et la missiologie du collège des Sciences Humaines de l’UNISA, ainsi que la Société sud-africaine de Missiologie, nous ont souhaité une chaleureuse bienvenue.
Un programme dense de 6 réunions plénières et 7 sessions de groupes d’études et tables rondes thématiques nous ont occupé du matin au soir—sans parler des séances d’accueil et de départ, des dîners sponsorisés, une participation au culte le dimanche matin, une petite excursion à Soweto et au centre-ville le dimanche après-midi. Pour des raisons de sécurité je ne pouvais malheureusement pas quitter mon hôtel, je n’ai donc quasiment rien vu du pays. J’ai toutefois eu l’occasion de rencontrer un collègue qui habite le pays depuis 50 ans, fin connaisseur du contexte politique et religieux. Le progrès du pays se situe évidemment dans l’abolition du système de l’Apartheid et de la dignité rendue aux Noirs du pays d’un côté. Mais de l’autre côté la situation économique connaît une faible croissance et un taux de chômage record. Les infrastructures et l’administration déclinent, la criminalité et la corruption sont en hausse. Mon collègue m’a conduit dans sa voiture pour faire un grand tour de la ville. Il s’est perdu au centre-ville parce qu’il n’a plus l’habitude de s’y rendre. C’est tout simplement trop dangereux. Les jeunes issus de l’immigration occidentale quittent souvent le pays parce qu’il n’y a plus d’avenir professionnel pour eux ou parce que la sécurité n’est plus assurée par les autorités.
La plus grande délégation est venue de Corée du Sud. Il y avait juste une poignée de délégués de l’Amérique du Sud. La plupart des participants sont venus du monde occidental. Nous étions très bien accueillis et entourés avec une organisation quasi parfaite. L’impression de vivre dans un vase clos sans pouvoir communiquer avec l’extérieur venait néanmoins ternir cela.
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